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L’avis de Lettres it be

C’est un poids lourd des lettres françaises qui revient sur le ring. Tantôt adulé, tantôt critiqué, J.M.G. Le Clézio ne laisse personne indifférent.

Avec Bitna, sous le ciel de Séoul, le Prix Nobel 2008 fait le choix de thématiques complexes mais que l’on ne rencontre finalement pas pour la première fois sous sa plume : la rencontre, la maladie, la mort. Jean-Marie Gustave Le Clézio Jean-Marie Gustave Le Clézio J.M.G Le Clézio embarque donc sa plume et le lecteur en Corée du Sud pour donner un cadre qui finalement ne transparaît que trop peu dans cette histoire. Un premier regret nourri par le fait que l’on espérait beaucoup au sujet de la transposition de l’amour de Le Clézio pour cette Corée du Sud. Deux femmes vont se rencontrer, chacune pour des raisons propres. L’une ne cherche d’abord que la subsistance pour payer ses frais courants, l’autre ne cherche d’abord qu’une présence pour l’aider à affronter les lendemains qui s’annonce plus que jamais difficiles.

Inévitablement, nos pensées s’orientent vers les Mille et Une Nuits, plus exactement vers la belle Shéhérazade. Ici, la fille aînée du grand vizir prend les traits de Bitna qui s’en va conter de nombreuses histoires à Salomé que la maladie ronge petit à petit. Mais là où le conte montrait un infâme sultan qui, désireux de savoir la fin des contes, laissait la vie sauve à Shéhérazade jour après jour, c’est la mort cette fois qui se fait repousser par la féroce envie de Salomé de continuer à croire en la beauté des récits de Bitna. La métaphore est belle, tendre et émouvante, et Le Clézio livre un récit qui sonne extrêmement juste sur ce point.

C’est l’histoire d’une rencontre fortuite, l’histoire d’une connivence qui va naître par le fruit de l’imagination. Forgée par la confiance acquise après avoir œuvré sur des dizaines de livres jusqu’à l’obtention d’un Prix Nobel, la plume de Jean-Marie Gustave Le Clézio se fait peut-être plus leste, moins incisive qu’avant. La narration est légère, sans grandes envolées, l’idée dominante de ce récit s’articule comme dit précédemment autour d’un conte des Mille et Une Nuits qui trouve une transposition bien sentie autour de la maladie et des êtres qui vous éloignent de la mort qui rôde. Malheureusement, le cadre coréen que l’on sait tant aimé par Le Clézio est bien trop timide, l’histoire se déroule ici mais pourrait être ailleurs. Toujours est-il qu'un nouveau roman de Le Clézio a une saveur particulière que l'on goûte avec un plaisir renouvelé cette fois encore. Écrire commentaire

Les critiques

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