Gouliseuse
  • Bonjour
  • Lu en 2025/26
  • Poésie
  • Les auteurs
    • Les auteurs découverts récemment
    • Liste des auteurs
    • Langue des auteurs
  • voir et entendre
    • Goulimage
    • Goulyrique
  • Livres
  • Lu par année

Erri de Luca, écrivain de combats

Son dernier livre, “Le Tour de l’oie”, prend la forme d’une autobiographie. Le romancier italien y raconte, avec humilité, une vie d’engagements. Pour la justice sociale, pour la nature, les migrants et, bien sûr, la littérature. 

La faconde n’est pas son genre — que ce soit à l’écrit ou à l’oral. Non plus que l’infatuation. Et s’il lui arrive régulièrement de prendre publiquement la parole, ce n’est jamais pour le plaisir narcissique de parler de lui. Les migrants qu’on laisse se noyer par milliers dans la Méditerranée devenue « la pire des fosses communes », et ceux en Europe qui sont poursuivis par la justice pour avoir tenté de leur porter secours, sont le dernier combat en date d’Erri De Luca, écrivain soucieux de justesse, mais aussi, et avant tout, homme épris de justice et d’équité. C’est au nom de ces dernières qu’il épousa, dans les années 1970, le militantisme d’extrême gauche au sein de Lotta Continua, les luttes sociales, puis fit le choix du métier de maçon, à rebours d’une tradition familiale bourgeoise. Et qu’il demeure aujourd’hui un intellectuel engagé.

Exégète résolument incroyant

« Sous son meilleur jour, un engagement politique repose sur un comportement plutôt que sur un idéal », note sobrement le romancier italien dans Le Tour de l’oie, mince opus qui s’offre à lire comme la plus concise et elliptique des autobiographies, le moins luxuriant des autoportraits. En quelque cent soixante pages petit format, et sous la forme d’un dialogue imaginaire avec le fils qu’il n’a jamais eu, l’auteur de Montedidio (2001) y rassemble les attachements de toute une vie : ses parents, la ville de Naples où il est né en 1950 et a grandi, la montagne dont l’âpreté l’aimante, la Bible qu’il fréquente depuis des décennies en exégète résolument incroyant.

 

Et ses engagements, non moins constants : contre l’injustice, donc, sous toutes ses formes, et bien entendu pour l’écriture, apte à créer des mondes plus concrets que la réalité même, des personnages dont l’immortalité console de l’effacement des êtres aimés. Même si, finalement, écrivait-il sans amertume dans Noyau d’olive (2001), « la vie se passera sereinement de nous, nous ne sommes pas indispensables, individus ou espèce tout entière, à cette merveilleuse machine du monde ». Télérama Nathalie Crom

 

Les critiques

  • La fiction du fils
  • « Le Tour de l'oie » : Erri De Luca & So...

Etiquette

tourloieluca
  • Chansons et texte
  • Musique
  • Gouliseuse
  • Les films
  • Les documentaires
  • Gouliseuse