Gouliseuse
  • Bonjour
  • Lu en 2025/26
  • Poésie
  • Les auteurs
    • Les auteurs découverts récemment
    • Liste des auteurs
    • Langue des auteurs
  • voir et entendre
    • Goulimage
    • Goulyrique
  • Livres
  • Lu par année

Dernières critiques

  • L'Éternité n'est pas de trop : du roman d'amour au « roman du vide-médian » Par Sylvie Parizet Cairn info
  • Le seul fils
  • Mon coin lettre.Les fleuves du ciel
  • “Les Fleuves du ciel” d’Elif Shafak, une odyssée poétique dans les méandres de la vie
  • Un roman psychologique hanté dans la Pologne du siècle dernier

Bosco Henri

Langue
Français

Auteur d’une trentaine de romans – parmi lesquels L’Ane Culotte, Le Mas Théotime, Malicroix… -, et de plusieurs recueils de poésie, Bosco a écrit quelques-unes des plus belles pages de la littérature française.

Comme Cézanne, en peinture, Bosco était provençal, et, comme Camus, qui repose à ses côtés dans le cimetière de Lourmarin, profondément méditerranéen. Il était imprégné de la lumière – donc de l’ombre – de ces pays ensoleillés.

Gaston Bachelard tenait Bosco pour « le plus grand rêveur de notre temps ». Réel et imaginaire, visible et invisible, rêve et réalité, tout cela, chez lui, est inextricablement mêlé. Avec, en fond de décor, le souvenir – et la quête – du paradis terrestre, et, jamais très loin, Celui que le romancier tenait pour « le Personnage invisible, omniprésent de mes livres : Dieu », les récits de Bosco mêlent d’inimitable manière lieux, scènes et personnages d’un paisible monde rural aujourd’hui disparu et réalités insondables qui donnent du prix à l’existence : le silence, la solitude, la nuit, l’attente, le prestige des puissances de la terre, les mystères…

Dense et limpide, secrète, rayonnante, terrienne et fantastique, salubre, envoûtante, l’œuvre d’Henri Bosco ne s’apparente à aucune autre. Profonds et d’une haute élévation, tendres, savoureux, ses romans et ses souvenirs – sans oublier ses si belles poésies – sont à lire, relire ou découvrir de toute urgence.

Robert Colonna D’Istria.

Auteur d’un essai sur l’œuvre d’Henri Bosco

La lumière et le royaume.

 
 
 

Henri Bosco, par lui-même

Je suis né à Avignon (dans le Vaucluse), vieille ville pontificale, le 16 novembre 1888,  de Louis Bosco, artiste lyrique et de Louise Faléna, tout deux provençaux parlant couramment le provençal. Le signe du Scorpion se trouvait alors dans le zodiaque

Jusqu’à l’âge de dix huit ans, je n’ai pas quitté Avignon ; J’y ai vécu à la campagne entre Durance et Rhône.
Mes études, je les ai faites dans ma ville natale. Elles ont été bonnes. En même temps je suivais des cours de musique au conservatoire. Car on me destinait à une carrière musicale. Les circonstances m’obligèrent à en choisir une autre, ce fut l’enseignement.

En 1907, je m’inscrivis à la faculté des lettres de Grenoble, et l’institut français de Florence. J’y obtins les diplômes requis jusqu’à l’agrégation. Ensuite, j’ai suivi la carrière professorale (lettres classiques) tant dans le secondaire que dans le supérieur, de 1912 à 1945, c’est à dire pendant trente trois ans. Très désireux de connaître  d’autre pays que le mien, je suis parti pour l’Algérie à Philippe ville.
Interrompue par la Première Guerre mondiale ( 1914-1918) j’ai été mobilisé dans un régiment de zouaves, le 4e, et envoyé au Moyen Orient ( Dardanelles ,Serbie) puis j’ai occupé un poste en Italie, et au Maroc ou là et l’essentiel de ma carrière .

En 1940, lors de  la Seconde Guerre mondiale, j’enseignais au Maroc au lycée Gouraud de Rabat la Rhétorique Supérieure aujourd’hui la Khâgne. Je fus mobilisé sur place dans ma profession vu mon âge.
En 1945, j’ai pris une retraite anticipée mais j’ai continué à y séjourner pendant une dizaine d’années.
Car j’ai profondément aimé le Maroc. En 1955, nous avons ma femme et moi quitté l’Afrique du Nord pour nous établir à Nice.
C’est dés mon enfance que m’est venu le goût d’écrire, mais d’abord j’ai été attiré par la poésie.

Un prix littéraire, à treize ans, m’a engagé dans cette voie. J’ai  donc  composé de nombreux poèmes qui ont abouti à une vaste trilogie : les Poèmes de l’espoir. L’influence de Dante et des grands romantiques français y était sensible. Mais vers ma trentième année, j’ai reconnu l’insuffisance de ces monumentales compositions et je l’ai ai abandonnées.

De dépit et par réaction, je me suis tourné vers la prose et j’ai écrit trois romans. Ils sont marqués par des écrivains dit à cette époque d’avant garde: Max Jacob, Cocteau, Apollinaire, Giraudoux .Ce sont ainsi des exercices acrobatiques de style qui m’ont rapidement déçu. Là n’était pas mon authentique nature, ni ma vocation. J’ai cherché et finalement j’ai  trouvé ce que je devais faire pour exprimer ce que j’étais profondément, en écrivant Le Sanglier (1932)

De ce roman date une seconde et définitive manière, dont les pièces maîtresses en sont : l’Ane culotte, le Mas Théotime, Hyacinthe, Malicroix, et le Récif. Au total, une vingtaine de romans qui m’ont valu la notoriété.

Notoriété confirmée par plusieurs grands prix littéraires : Grand prix national des lettres Françaises, Prix Renaudot, ambassadeurs, grand Prix de la littérature de l’Académie française.
Aux récits romanesques se sont ajoutés des essais comme Sites et Mirages composé à l’initiative du peintre Adrien Marquet pour accompagner certains de ces tableaux sur Alger, puis  une traduction de l’Apocalypse de Saint Jean d’après la Vulgate et le texte grec et ornée de 40 dessins en deux couleurs réalisés par Edy Legrand, et édité par la galerie Derche de Casablanca.
C’est au Maroc que j’ai rédiger la plupart de mes livres mais, paradoxalement le Maroc, n’y tiendra qu’une place très relative, hormis quelques poèmes, textes dispersés dans des revues, et un roman l’Antiquaire qui se déroule en partie dans l’atlas. Puis j’ai rédigé une sorte de mémorial de ces années marocaines édités en 1948,  sous le nom « Les Pages Marocaines »  Accompagnées de 40 gouaches originales réalisées par mon ami le peintre Louis Riou. Ce livre sera partiellement réédité ; par Gallimard sous le titre Des Sables à la mer.

Une grande partie de ces ouvrages ont été traduit en Anglais, allemand, espagnol, italien, néerlandais  polonais, japonais, coréen.
Tout œuvre de quelque importance est toujours l’expression d’une nature, celle de son créateur. Ce sont ses propres forces qui l’animent pour moi dans mon œuvre c’est mon sang, mon pays natal, mon expérience du monde.
Mon sang qui est italo-provençal, est aussi loin que je remonte, de race méditerranéenne. De là, une prise solide du concret, de l’amour des formes, de la ligne et de la lignée.  C’est mon goût  passionné de la vie, tant de ses jouissances que de ses beautés et de ses grandeurs.
J’aime les objets pleins, les corps mesurables et intelligibles, mais doués de présence.
Don essentiel car, qu’ils soient de ma main ou non, je leur attribue spontanément ce don.
C’est par excès de plénitude qu’ils le rendent sensible. Ils sont pour moi plus qu’ils ne sont.
Et cela toujours et partout, irrésistiblement.  C’est  ce surplus que je sens, que je vois, que je touche.
Une émanation magnétique. Leurs âmes, sans doute leur dieu intérieur. En fait dans cette vision, tout objet est un objet magique et plus il est dense, plus il est strictement façonné, plus il contient d’énergie intérieure, plus ses émanations sont communicatives. Intensément magnétisé. Il n’est rien au monde qui n’aimante et ne s’aimante. Rien n’existe  qui soit séparé de tout.  Entre la matière et l’âme passent des courants. De même entre l’âme et tout l’univers.

Le poète est posté au lieu privilégié où se croisent ces forces .Elles le traversent, l’émeuvent, et il les exprime. Mais pour y réussir, il faut qu’il soit un don. La vertu de pouvoir sortir du monde purement logique où banalement nous vivons, pour atteindre un état mental qui lui permette de capter ces ondes et les communiquer par des mots.

Lu de cet auteur

  • Le mas théo time.Henri bosco

Derniers livres

Prev Next

L'éternité n'est pas de trop. François Cheng

Hors champ. Marie-Hélène Lafon

Les fleuves du ciel. Elif Shafak

L'eau des miroirs. Christian Bobin

E.E. Olga Tokarczuk

Le vieux qui lisait des romans d'amour. Luis Sepulveda

Au cœur des mythologies

Les oiseaux. Tarjei Vesaas

Avant de brûler. Virginie DeChamplain

Les dangers de fumer au lit. Mariana Enriques

La vie meilleure. Etienne Kern

Mémoires secrètes d'une poupée. Silvina Ocampo

Récits de saveurs familières

Récolte de la lumière du jour

La petite bonne. Bérénice Pichat

J'écris l'Iliade.Pierre Michon

La tristesse des anges. Jon Kalmann Stefansson

Les répétitions. Silvina Ocampo

Il neige sur le pianiste. Claudie Hunzinger

La musique de la pluie. Sivina Ocampo

  • La petite sœur. Mariana Enriques

    Dans ce portrait, on trouve une Silvina morcelée, une femme à recomposer.' Affublée de ses lunettes noires à montures blanches, ses éternelles baskets rouges aux pieds, l'insaisissable Silvina Ocampo, à…

Malou a lu ces auteurs:

Prev Next

Singer Israel Joshua

Israël Joshua Singer est né en Pologne en 1893. Frère aîné d’Isaac Bashevis Singer, son œuvre publiée aux États-Unis lui apporte très vite la célébrité : Les Frères Ashkenazi compte dès sa...

Read more

Chessex Jacques

Né à Payerne le 1er mars 1934, Jacques Chessex fait ses études à Fribourg, puis à Lausanne où il entreprend des études de lettres et rédige un mémoire sur Francis...

Read more

Arditi Metin

Metin Arditi, né le 2 février 1945 à Ankara, est un écrivain suisse francophone d’origine turque. Metin Arditi a quitté la Turquie à l’âge de sept ans. Après onze années...

Read more

Genet Jean

Né de père inconnu (son nom était Frédéric Blanc selon les archives de l'Assistance publique) et abandonné à sept mois par sa mère, Camille Gabrielle Genet, le jeune Jean Genet...

Read more

Handke Peter

Écrivain de langue allemande, de réputation internationale Né 1942 à Griffen dans une famille de petits paysans autrichiens. Sa mère est d'origine slovène. Il n'a pas de père connu. Sa...

Read more
  • Adonis

    Né en 1930 en Syrie dans une famille paysanne, naturalisé libanais, Ali Ahmad Saïd Esber prend très tôt le nom d’Adonis pour devenir le plus marquant et le plus varié…

  • Lindgren Torgny

    Après avoir suivi des études à Umeå pour devenir enseignant, il se consacre à cette profession jusqu'au milieu des années 70. Il milite politiquement, pendant plusieurs années, auprès du Parti…

  • Ben Jelloun Tahar

    Après avoir fréquenté une école primaire bilingue arabo-francophone, il a étudié au lycée français de Tanger à l'âge de dix-huit ans puis fit des études de philosophie à l'université Mohammed-V…

  • Le Clézio J.M.

    Jean-Marie Gustave Le Clézio, plus connu sous la signature J. M. G. Le Clézio1, né le 13 avril 1940 à Nice, est un écrivain de langue française2,3, de nationalités française…

  • Vesaas Tarjei

    Tarjei Vesaas est né en 1897 à Vinje, au sud de la Norvège, et mort en 1970, à quelques kilomètres de la ferme familiale. La vie paysanne, l’exaltation de la…

  • Zafon Carlos Ruiz

    Carlos Ruíz Zafón est un auteur espagnol, il écrit principalement en castillan. Fils d'un agent d'assurances et d'une mère au foyer, il a passé onze ans chez les jésuites. A…

  • Detambel Régine

    Née en 1963, Régine Detambel, kinésithérapeute de formation, vit aujourd'hui dans la région de Montpellier et est l'auteur depuis 1990 d'une œuvre littéraire de tout premier plan, publiée pour l'essentiel…

  • Mizubayashi Akira

    Ecrivain et traducteur japonais, Akira Mizubayashi est né en 1952. Après des études à l’université nationale des langues et civilisations étrangères de Tokyo (Unalcet), il part pour la France en…

  • NDiaye Marie

    Elle commence à écrire vers l'âge de 12-13 ans. Élève en terminale au lycée Lakanal de Sceaux à l'âge de 17 ans, elle est repérée par Jérôme Lindon, fondateur des…

Prev Next
  • Chansons et texte
  • Musique
  • Gouliseuse
  • Les films
  • Les documentaires
  • Gouliseuse